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 Chroniques d'Ecarlia, une sacrieur pas comme les autres

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Ecarlia

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MessageSujet: Re: Chroniques d'Ecarlia, une sacrieur pas comme les autres   Mer 12 Nov - 16:57

Ecarlia savait qu’elle n’aurait aucune chance de retrouver les Sériannes qui les avaient agressés, mais elle savait comment retrouver le contrat. Et en retrouvant le contrat, elle retrouverait le véritable agresseur de son oncle et de sa tante. Celui qui avait mit un contrat mortel sur leurs noms. Celui qui avait payé l’escadron de la mort. Et si elle était logique, le contrat devrait être encore libre, puisque Gilles et Prune s’étaient échappés. Et par conséquent, elle obtiendrait probablement des renseignement sur le bénéficiaire du contrat et sur ce qui était vraiment arrivé à son oncle et sa tante.
C’était à Astrub, dans la maison des mercenaires, qu’elle aurait le plus de chances de trouver ce contrat.

Au bout du quatrième jour de marche, Ecarlia sorti enfin de la forêt de bambou, et vit, au loin, le pont de pandala, la construction la plus immense du monde des 12. Elle décida de s’arrêter pour la nuit à la sortie de la forêt, dans l’idée de pouvoir bien se reposer et de traverser le pont le lendemain, en une seule journée. Elle mangea un biscuit de Jane, toujours aussi bon et nourrissants, et s’allongea dans l’herbe, sur sa cape de voyage, sous le ciel étoilé. Il faisait suffisamment chaud pour passer la nuit sans couverture, et de toute façon les sacrieurs avaient une résistance exceptionnelle au froid. Selon leurs légendes, leur déesse ailée serait apparue au cours d’un hiver extrêmement long et froid qui aurait décimé une grande partie de la population du monde des 12. Aucune surprise donc quant à la grande résistance des sacrieurs aux températures très basses.
Mais Ecarlia ne s’endormit pas. Il s’était passé trop de choses ces derniers jours. En réalité, elle n’avait pas pu fermer l’œil depuis qu’elle était partie. Son esprit était en permanence assaillit par des pensées et des souvenirs noirs.
Elle s’imaginait son oncle et sa tante, pleurant son départ - précipité, égoïste et capricieux, elle s’en rendait bien compte à présent - en s’en voulant de son mal-être d’un soir, alors qu’elle s’éloignait d’eux à grandes enjambées.
Puis quelqu’un frappe à leur porte. Ils se précipitent pour ouvrir, la croyant revenue, pour la serrer dans leurs bras. Et des tueurs entrent. Ils sont frappés, blessés…Gilles se défend alors qu’un mercenaire se jette sur Prune. Ils parviennent à se défaire de leurs agresseurs, et fuient, en laissant leur maison derrière eux. En laissant un cadavre derrière eux.
La maison dévastée, et le corps éventré étendu par terre…
Elle se rappela les ombres mouvantes, aux griffes acérées, fondre sur elle.
Leur voix glaciale, qui disait « c’est leur enfant, ils ne veulent pas ».
Leur voix ténébreuse qui disait « cherche Padgref ».
Padgref.
Le souvenir de ce nom résonnait plus fort que tous les autres dans le crâne d’Ecarlia. Le meurtrier de ses parents. C’était son nom. Elle savait maintenant qui était le monstre qui avait anéanti une famille en une seule nuit, le monstre qui ne l’avait épargnée que par hasard, la croyant morte, dans les bras de sa mère.
Car Gilles lui avait dit que lorsqu’il avait découvert la scène effroyable, au petit matin, il l’avait trouvée contre sa mère, du sang sur le corps, immobile, et qu’il l’avait lui-même cru morte. Elle devait sa vie à la nuit, qui avait empêcher l’assassin de voir qu’elle n’était qu’inconsciente. Sinon, elle aurait été tuée, comme Salomon, comme Irmine, comme son père et sa mère. Tuée sans pitié.
Elle ferma ses yeux, qui devenaient brûlants, alors que tout cela se tortillait comme un long serpent noir dans sa tête. Et ce fut sur ces idées sombres de vengeance, de culpabilité et de haine, que sa fatigue prit le dessus, et que sa souffrance s’apaisa le temps d’une nuit.
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MessageSujet: Re: Chroniques d'Ecarlia, une sacrieur pas comme les autres   Mer 12 Nov - 17:01

Un bruit la tira de son sommeil précaire. Elle ouvrit les yeux, mais ne fit aucun mouvement. Son instinct lui disait de ne pas bouger, de rester parfaitement immobile, pour essayer de déterminer ce qu’était ce bruit avant de faire le moindre geste irréfléchi. Pas un seul mouvement sur son corps ne pu trahir son réveil.
« Taisez-vous bande d’idiots ! Vous risquez de la réveiller ! » chuchota une voix grave derrière elle. « Je préfère qu’elle ne se réveille pas, on risquerait de prendre des coups. Il faut supprimer cette racaille d’aventuriers méthodiquement ».
Des pandikazes. Aucun doute possible.
Ecarlia connaissait par cœur ces pandawas renégats. C’étaient des terroristes dangereux, dont le seul et unique but était de faire le plus de mal possible autour d’eux, et tout particulièrement aux étrangers de l’île. En effet, tous étaient persuadés que ceux qui venaient sur leur île voulaient voler le dofus que gardaient les entrailles de leur terre natale et sacrée à leurs yeux. Elle avait déjà eu affaire à eux, la plupart n’étaient pas réellement des dangers permanents, juste de petits délinquants peu expérimentés qui essayaient de se faire une place dans une organisation en apparence puissante.
Et la discrétion de ceux qui allaient l’attaquer en disait long sur leur efficacité.
Elle entendit très clairement des pas lourd s’approcher d’elle, se voulant silencieux, et vit une ombre sous l’éclat faible de la lune. C’était le moment.
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MessageSujet: Re: Chroniques d'Ecarlia, une sacrieur pas comme les autres   Mer 12 Nov - 17:02

Son corps se mit à briller intensément, et en une fraction de seconde, elle se retrouva debout, face à trois pandawas enrobés avec un foulard rouge leur barrant la bouche. Ils avaient tous une expression d’ahurissement profond dans leurs yeux, et ils eurent un mouvement de recul lorsqu’ Ecarlia se tourna vers eux, une lueur inquiétante dans le regard. Leur camarade qui s’était approché d’elle était étendu à terre, et battait des mains et des jambes comme s’il allait tomber, ne comprenant absolument rien à ce qui venait de se passer. La sacrieur comprit qu’il s’agissait d’adolescents de son âge, peut-être même plus jeunes, qui venaient probablement d’être embauchés par les pandikazes. Ils n’avaient sûrement jamais tué personne, et avait en ce moment même une peur bleue de la sacrieur.
En revanche, le panda qui était en train de se relever avait l’air bien plus dangereux, bien que peu discret pour un soi-disant assassin. Il sorti des katanas de deux fourreaux, et semblait savoir comment s’en servir. Il toisa la sacrieur avec haine, et fit siffler ses lames en avançant lentement. Soudain il fonça sur elle. Ecarlia failli tomber à la renverse sous la surprise. L’attaque avait été réellement soudaine, et rien sur le visage du terroriste n’avait laissé transparaître son envie de se ruer sur elle. Mais elle réagit aussitôt, et évita le premier coup de sabre sans aucun problème. Elle avait déjà dû éviter des attaques bien plus rapides. Le deuxième coup fut parfaitement horizontal, et elle se mit hors de portée des lames d’un bond en arrière. Elle concentra son énergie, et l’air autour d’elle vibra.
Le pandikaze se redressa, étonné de cet adversaire peu commun, qui se contentait d’éviter ses attaques. Il fonça de nouveau sur la sacrieur, mais cette fois il le regretta. A peine avait-il commencé à charger qu’il eu l’impression de recevoir un uppercut de Firefoux en pleine poitrine, accompagné d’une forte déflagration. Il se senti soulevé du sol comme une feuille, et un second coup de poing géant lui brisa les reins en l’air. Il retomba sur le sol, complètement cassé. Il tenta de se relever, mais ses muscles refusèrent le moindre mouvement. Il ne comprit pas du tout ce qui lui était arrivé.
Ecarlia vit le pandikaze retomber quelques mètres plus loin, et se redressa fièrement. Elle se tourna de nouveau vers les autres pandikazes, qui avaient regardé la scène sans bouger. Leur regard terrifié confirma ce que pensait Ecarlia, ils n’avaient probablement jamais combattu. Lorsqu’ils croisèrent son regard, ils paniquèrent comme des enfants et coururent vers la forêt et poussant de petits cris de frayeur. La sacrieur ne les poursuivi pas, ils n’en valaient pas la peine. Leur chef se relevait péniblement un peu plus loin, et essaya de s’enfuir à leur suite sans demander son reste et en titubant. Elle le regarda partir, boitillant, vers les bambous, et laissa un sourire s’afficher son visage. Elle senti une fierté chaude lui envahir la poitrine, alors que la tension du combat s’échappait lentement de son corps, décrispant ses muscles petit à petit. Ses pouvoirs de sacrieur…elle aimait s’en servir. Sentir l’air lui obéir au doigt et à l’œil, laisser ses ennemis ébahis, sur le carreau, alors qu’elle était déjà à plusieurs mètres d’eux avant même qu’ils ne frappent. Le vent, avec qui elle se sentait si bien, si libre…combattre à ses côtés, le manipuler pour en faire une arme redoutable, voilà ce qui lui plaisait plus que tout. La sensation de contrôle sur cet élément en apparence insaisissable était une raison valable de se sentir fière, pour elle. Peu de sacrieurs suivaient le chemin du vent, elle le savait. La plupart devenaient des combattants à la force destructrice, sans aucune subtilité, de véritables clones de iops. Mais ceux qui se décidaient à devenir des sacrieurs du vent devenaient également extrêmement agiles, et jouaient d’acrobaties et d’esquives en tous genres pour surprendre leurs adversaires, plutôt que de faire du rentre-dedans dangereux et parfois peu efficace. Ecarlia était de ceux-là. Et cela lui convenait parfaitement.
Le silence et le calme étaient revenus à la lisière de la forêt de bambous, mais essayer de se rendormir ici aurait été une grave erreur. Même si les pandikazes avaient fui, rien ne les empêcherait de revenir pendant son sommeil, et de toute façon le bruit risquait d’avoir attiré des prédateurs nocturnes bien plus redoutables que de simples terroristes en herbe. C’est pourquoi Ecarlia décida sagement de ne pas se recoucher sur le lieu de son agression, et de se remettre en route. La lune était déjà basse dans le ciel de toute façon, l’aube ne tarderait pas à arriver, apportant avec elle la sécurité relative du jour. En plus, voyager un peu de nuit lui ferait croiser nettement moins de personnes naïves en quête de richesse, ce qui, estima-t-elle en pensant au dernier crétin de ce genre qu’elle avait rencontré, lui ferait le plus grand bien.
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MessageSujet: Re: Chroniques d'Ecarlia, une sacrieur pas comme les autres   Mer 12 Nov - 17:09

Le jour se levait à peine lorsqu’elle arriva enfin devant le grand pont de pandala. L’air était encore un peu frais, et la rosée couvrait chaque brin d’herbe comme des milliers de perles minuscules, donnant à la prairie l’aspect d’un ciel étoilé couleur émeraude, sous les premiers rayons tièdes du soleil. La beauté du spectacle de ces innombrables gouttelettes qui brillaient à la lumière dorée de l’astre montant lui emplit le cœur de bonne humeur, et elle se senti presque honteuse de marcher sur ce sol magnifique, ayant l’impression de détruire sauvagement une merveille de la nature de ses pieds maladroits.
Le pont était déjà assez encombré pour une heure aussi matinale, ce qui la surprit beaucoup. De nombreux aventuriers à pied, en dragodinde, ou bien des véhicules de marchandise, circulaient sur l’ouvrage titanesque avec une organisation précaire. Les sortants semblaient prendre le côté droit, et les arrivants venaient du côté gauche. Elle se dirigea vers la file de droite, qui était nettement moins dense que celle de gauche. Mais alors qu’elle se préparait à se frayer un chemin entre les gens qui s’agglutinaient de plus en plus, une voix forte, derrière elle, la fit se retourner.
Non ! Je n’ai rien à vendre ! Voulez-vous bien me fiche la paix avant que je ne m’énerve !
Elle connaissait cette voix. Ses yeux cherchèrent d’où elle venait, et finirent par se fixer sur un pandawa, d’âge mûr, qui tentait de se débarrasser d’un féca apparemment très énervant ayant un chapeau qui ressemblait étrangement à une tête de bouftou empaillée. Celui-ci fini par lâcher prise et parti en se pressant devant le panda, qui avait une hache particulièrement imposante attachée à la ceinture, et qui avait déjà posé sa main sur le manche, l’air menaçant.
Elle s’approcha de lui. Il ne l’avait pas encore remarquée. Pas étonnant avec cette foule !
C’est pas très bon pour le tourisme ce que tu fais Kan ! lui lança-t-elle alors qu’il lui tournait le dos.
Le panda se retourna, et écarquilla les yeux de surprise quand il la vit.
Ça alors ! Mais c’est Ecarlia ! Qu’est ce que tu fais ici ma grande ? lui envoya-t-il tout joyeux, en lui donnant une forte tape dans le dos.
Heurf…je dois aller à Astrub. Pour…régler quelques affaires, répondit-elle le souffle coupé. Et toi ? Qu’est ce que tu fais de beau ici ?
J’ai accompagné ma nièce jusqu’ici, je voudrais l’envoyer faire une course à Astrub aussi. J’irais bien moi-même mais j’ai pas trop le temps. Pam ! Viens, je voudrais te présenter quelqu’un !
Une pandawa qu’Ecarlia n‘avait pas encore remarquée sembla apparaître de nulle part à coté de Kan. Elle avait à peu près le même âge qu’elle, et portait la tenue classique des pandawas, de couleur vert foncé.
Pam, je te présente Ecarlia, commença Kan. Elle a été élevée par Gilles et Prune, tu te rappelles d’eux ?
Vraiment ? répondit la dénommée Pam. Ça fait longtemps que je ne les ai pas vus, comment vont-ils ?
Ecarlia se raidit aussitôt. Lorsqu’elle avait abordé Kan elle ne pensait pas que la discussion allait virer sur Gilles et Prune. Devait-elle leur dire ? Elle le connaissait pour l’avoir déjà vu en compagnie de son oncle, il devait être de confiance, mais…
Oh ils…ils vont bien, ils sont parti à Bonta pour une affaire urgente, dit Ecarlia en essayant de rester le plus naturel possible.
Kan la regarda d’un air interrogateur.
À Bonta ? Qu’est ce qu’ils peuvent bien aller faire là bas ?
Je…ils sont allé voir un ami. Il s’appelle…Wallace, répondit Ecarlia du mieux qu’elle pu.
Wallace ? Le montreur de montres ?! s’exclama joyeusement Pam. Je le connais, il venait souvent voir mes parents quand j’étais petite, et il m’apportait des jouets à chaque fois ! J’aimerais bien le revoir…
Une image traversa l’esprit d’Ecarlia à la vitesse de l’éclair. Une xélorette, qui lui tendait un petit tofu avec une clé dans le dos…L’image disparut en une fraction de seconde, aussi vite qu’elle était arrivée. Ecarlia ne sembla même pas se soucier de ce souvenir. Elle se sentait extrêmement mal à l’aise en ce moment. Elle dû monopoliser toute sa volonté pour pouvoir réussir à rester naturelle, et à sourire à la pandawa.
Moi je ne le connais pas, fit Kan. Il est montreur de montres à Bonta ?
Heu…oui, je l’ai rencontré hier. Hier soir, ajouta Ecarlia.
Elle n’avait pas l’habitude de mentir, mais trouva qu’elle s’en sortait plutôt bien. Les deux pandawas avaient l’air de gober totalement son histoire. Elle ne savait pas vraiment pourquoi elle mentait mais…quelque chose lui disait que moins il y aurait de personnes au courant de ce qu’il se passait, mieux ce serait.
Faudra que vous me le présentiez vous deux, un de ces jours, leur dit le grand panda. J’ai connu une montreuse de montres moi aussi, il y a quelques années. Je serais curieux de savoir si ce Wallace est aussi doué qu’elle l’était ! envoya-t-il en affichant une mine enjouée et en croisant les bras.
Ecarlia se dit que cette rencontre pouvait attendre encore un peu. Sur le moment, elle commençait à regretter d’avoir engagé la conversation, car le pandawa avait l’air de vouloir la faire durer. Il commençait à raconter certaines de ses aventures à travers le monde, comme si c’était un véritable réflexe pour tout ceux ayant un peu voyagé dans leur jeunesse, pensa Ecarlia. Elle remarqua d’ailleurs que Pam, à côté de son oncle, levait la tête au ciel et se frottait les yeux avec le pouce et l’index. Ce ne devait pas être la première fois que Kan partait dans un monologue, et à voir la réaction de sa nièce il ne devait pas non plus être très court. Ecarlia tenta de s’enfuir le plus poliment possible :
Kan, c’est passionnant mais…il faut vraiment que j’y aille, on m’attend à Astrub, dit-elle timidement à l’encontre du panda.
Celui-ci arrêta aussitôt son récit (duquel elle n’avait absolument rien suivit) et baissa ses oreilles, comme s’il était un peu honteux.
Ah oui…bien sûr, pardon pardon, quand je m’emballe c’est dur de m’arrêter ! Allez petite jeune, part ! Je ne te retiens plus ! lui lança-il toujours aussi gaiement en pointant la direction du pont avec son doigt.
Ecarlia n’en demanda pas plus et marcha le plus vite possible, mais en essayant de ne pas paraître pressée, vers le pont en question. Mais à peine cru-t-elle s’être échappée du duo curieux en se perdant dans la foule qu’une voix derrière elle l’appela :
Ecarlia attend !
Elle se retourna, priant pour que ce ne soit pas Pam, qui lui demanderait de l’accompagner à Astrub.
Perdu.
La pandawa se frayait un chemin entre tous les passants vers la sacrieur.
Ouf…merci de t’être arrêtée ! lui dit-elle en arrivant devant elle. Désolée si mon oncle t’as retardée, il est un peu…nostalgique. Il bouge un peu moins qu’il y a quelques années, alors il adore raconter ses exploits à tout va ! Ça lui remonte le moral.
Oui…j’ai vu ça, répondit Ecarlia sur un ton neutre.
Dit-moi, ça te dérange si je te suis pour aller à Astrub ? demanda la pandawa, le regard plein d’espoir. Je n’y ai jamais été, et comme tu as l’air de savoir où tu vas…
Ecarlia fut tentée de répondre « NON ! » et de se sauver en courant, dans l’espoir de la semer dans la foule. Ce n’était pas qu’elle n’appréciait pas la jeune femme, mais elle avait peur de devoir s’engager dans des conversations sur Gilles et Prune, desquelles elle n’aurait aucun moyen de s’échapper. Cette éventualité ne lui plaisait pas du tout.
Cependant, devant les yeux suppliant de chien battu qui lui faisaient face, elle se dit qu’après tout, un peu de compagnie féminine ne lui ferait pas de mal…
Il sembla que Pam comprit aussitôt que Ecarlia acceptait, car son visage s’illumina soudain, et elle ouvrit la marche sans rien ajouter, d’un pas guilleret. La sacrieur se demanda pourquoi elle avait cru entendre « ça te dérange si je te suis ? », alors que présentement, c’était elle qui était derrière à suivre la pandawa. Mais bon, tant que Gilles et Prune ne devenaient pas un sujet de conversation, qui était devant et qui était derrière lui importait autant que la couleur des vêtements des passants.
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MessageSujet: Re: Chroniques d'Ecarlia, une sacrieur pas comme les autres   Mer 12 Nov - 17:11

Kan perdit de vue les deux jeunes femmes assez rapidement, tant il y avait de monde. Il se mit les poings sur les hanches, satisfait de son petit stratagème. D’ici demain soir, sa nièce aurait fait sa « course » et…hé hé…
Soudain, il se rappela de quelque chose. Cela faisait bien plusieurs semaines que Gilles lui avait prêté un marteau de forge, et qu’il n’avait jamais eu l’occasion de lui rendre. Puisqu’il avait un peu de temps devant lui, il allait passer chez eux pour leur rendre ce marteau, et leur passer le bonjour accessoirement.
Il envoya balader plusieurs badauds qui lui demandèrent s'il avait des choses à vendre, puis alla se placer un peu en retrait de la foule, pour éviter d’attirer les regards. Il sortit de sa poche un petit sifflet, et y souffla un grand coup. Il ne fallu que quelques secondes pour qu’une dragodinde de couleur rouge apparaisse devant lui, en frétillant de ses ailes minuscules. Il s’approcha d’elle, et lui flatta l’encolure. Puis il monta sur la selle attachée sur le dos de l’animal, et prit les rennes entre ses mains.
Allez Cerise ! On est parti ! s’exclama-t-il en donnant un petit coup de poignet vertical.
La dragodinde pourpre s’exécuta aussitôt, et parti comme une flèche vers une destination qu’elle connaissait déjà par instinct. La maison de Kan, puis celle de Gilles et Prune.
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MessageSujet: Re: Chroniques d'Ecarlia, une sacrieur pas comme les autres   Ven 14 Nov - 12:39

HRP/ Bon...comme vous pouvez le remarquer, l'aventure avance relativement bien, mais peut-être trop vite.

Il faut bien se dire que pour l'instant, cette histoire se termine au chapitre XII, puisque c'est là que je suis rendue à l'écrire ! ^^
Donc si je me met à poster trop vite, il risque d'y avoir un gros temps d'attente entre chaque chapitre, ce qui je le sais bien, va me valloir moultes menaces de mort et de tortures :p (je le sais parce qu'on me l'a déjà fait ^^)

Alors petite question : est-ce que vous voulez garder le même intervalle entre chaque chapitre pour le moment, ce qui induit que lorsque les chapitres déjà écrits auront tous été postés il faudra VRAIMENT prendre votre mal en patience ?
Ou alors est-ce que je ralonge les intervalles, ce qui induira qu'il faudra attendre un peu plus longtemps entre chaque chapitre, mais que le temps de tous les poster j'aurais peut-être déjà fini le XIII voire le XIV (13 et 14 pour ceux qui connaissent pas les chiffres romains) ?

Répondez-moi, ou bien j'en ferai qu'à ma tête ! :p

Sur ce, je vous laisse avec le prochain chapitre, bonne lecture ! Wink /HRP
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MessageSujet: Re: Chroniques d'Ecarlia, une sacrieur pas comme les autres   Ven 14 Nov - 12:45

HRP/ ARGH ! Je viens de me rendre compte d'un truc atroce !!!

Le dernier chapitre que j'ai posté, le 5, a été écrit sous OpenOffice, et tous les tirets de dialogue se sont barrés !

Je ne sais pas ce que c'est le problème avec ce traitement de textes, mais il n'y a aucun forum qui arrive à l'afficher correctement ! ><

Enfin bref, je vous fait toutes mes excuses, car du coup il est vraiment impossible à lire, et je le reposte avant le 6 en espérant que nos amis modérateurs peuvent supprimer ces posts inutiles. /HRP
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MessageSujet: Re: Chroniques d'Ecarlia, une sacrieur pas comme les autres   Ven 14 Nov - 12:48

Chapitre V

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L’adrénaline qui giclait dans le sang d’Ecarlia lorsqu’elle était partie en courant vers le grand pont de pandala pour rejoindre le continent disparu assez vite de son corps, et elle dû bientôt s’arrêter, complètement épuisée et en sueur, sur le bord du chemin.
Quelle idée de courir, se dit-elle en reprenant son souffle. C’était le meilleur moyen pour arriver à Astrub encore moins vite, si elle devait s’arrêter tous les deux kilomètres…Elle opta donc pour le voyage à pied en marchant, ce qui était moins fatiguant, et plus efficace en terme de distance au final. Mais elle essayait tout de même de garder un rythme soutenu, l’image de son oncle et de sa tante prisonniers dans une geôle humide, voire pire, la hantant à chaque seconde…
Pendant trois jours, presque sans s’arrêter, elle marcha sur le chemin qui serpentait dans la forêt de bambou, croisant parfois quelques groupes d’aventuriers ou bien des touristes en quête, les uns d’objets rares et exotiques, et les autres…d’objets rares et exotiques aussi en fait. Tout le monde venait à pandala pour y chercher quelque chose qui puisse rapporter, d’une façon ou d’une autre. Ecarlia était complètement indifférente à ce genre de personnes, et continuait son chemin sans demander son reste, et sans répondre quand on lui demandait : « Hé ! Mademoiselle ! Vous n’auriez pas des trucs cool et typiques à vendre ? ». Elle essayait de chasser le plus possible sa nourriture, afin de garder ses biscuits pour les jours où elle ne trouvait absolument rien à manger. Quant à l’eau…pandala regorgeait de ruisseaux d’une eau pure et claire, qui prenaient pour la plupart leur source au village d’Akwadala.
L’île était partagée en quatre villages fortifiés qui possédaient les ressources de l’île les plus importantes. Akwadala au sud produisait du riz en grandes quantités, car ce village était situé sur une énorme caverne dans laquelle coulait une rivière souterraine, et dont l’eau débordait à la surface, créant un milieu propice à la culture de la céréale. Aerdala à l’ouest faisait pousser du bois de bambou sacré, qui servait dans la fabrication de nombreux objets enchantés ; Terrdala était surtout un village militaire, servant à entraîner les gardes de la milice de l’île entière, mais avait aussi un sol riche en pierres précieuses. Enfin, le village de Feudala, le plus reclus et mystérieux, au nord de l’île, était l’un des seuls endroits au monde où poussait le bambou sombre, et où l’on pouvait voir des gisements entiers de dolomite, un minerai très rare et cher.
Bonta et Brâkmar se disputaient sans cesse le contrôle de ces villages, et les gardes de chacun étaient fidèles à la force en présence, défendant le village contre l’alignement opposé.
Ecarlia était neutre, et elle n’avait donc jamais pu avoir accès à l’un de ces villages, car leur accès était réservé à ceux qui prenaient part aux combats pour le pouvoir…
Mais elle se fichait éperdument de ne pas pouvoir entrer dans ces villages, et elle n’avait de toute façon aucune raison d’y aller.
Son seul but pour le moment était d’aller à Astrub, à la maison des mercenaires. Elle était certaine de pouvoir y trouver des renseignements sur Gilles et Prune. Comment le savait-elle ? Elle connaissait quelqu’un, une personne très spéciale, qui était Sérianne, et qui lui avait apprit très tôt ce qu’il fallait savoir sur lui et les siens.
Elle savait que la plupart des Sériannes n’avaient aucune morale, et jamais aucun scrupule. Il s’agissait seulement de mercenaires, qui étaient payés pour accomplir une tâche bien précise. Une tâche dont une personne du peuple n’avait pas le temps, ou pas le courage, de s’occuper, et qui avait mit un contrat à la maison des Sériannes, à la vue de tous les Sériannes de passage. Et un ou plusieurs d’entre eux avaient prit ce contrat…
Le contrat de l’assassinat de Gilles et Prune.
Ecarlia savait qu’elle n’aurait aucune chance de retrouver les Sériannes qui les avaient agressés, mais elle savait comment retrouver le contrat. Et en retrouvant le contrat, elle retrouverait le véritable agresseur de son oncle et de sa tante. Celui qui avait mit un contrat mortel sur leurs noms. Celui qui avait payé l’escadron de la mort. Et si elle était logique, le contrat devrait être encore libre, puisque Gilles et Prune s’étaient échappés. Et par conséquent, elle obtiendrait probablement des renseignement sur le bénéficiaire du contrat et sur ce qui était vraiment arrivé à son oncle et sa tante.
C’était à Astrub, dans la maison des mercenaires, qu’elle aurait le plus de chances de trouver ce contrat.
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MessageSujet: Re: Chroniques d'Ecarlia, une sacrieur pas comme les autres   Ven 14 Nov - 12:49

Au bout du quatrième jour de marche, Ecarlia sorti enfin de la forêt de bambou, et vit, au loin, le pont de pandala, la construction la plus immense du monde des 12. Elle décida de s’arrêter pour la nuit à la sortie de la forêt, dans l’idée de pouvoir bien se reposer et de traverser le pont le lendemain, en une seule journée. Elle mangea un biscuit de Jane, toujours aussi bon et nourrissants, et s’allongea dans l’herbe, sur sa cape de voyage, sous le ciel étoilé. Il faisait suffisamment chaud pour passer la nuit sans couverture, et de toute façon les sacrieurs avaient une résistance exceptionnelle au froid. Selon leurs légendes, leur déesse ailée serait apparue au cours d’un hiver extrêmement long et froid qui aurait décimé une grande partie de la population du monde des 12. Aucune surprise donc quant à la grande résistance des sacrieurs aux températures très basses.
Mais Ecarlia ne s’endormit pas. Il s’était passé trop de choses ces derniers jours. En réalité, elle n’avait pas pu fermer l’œil depuis qu’elle était partie. Son esprit était en permanence assaillit par des pensées et des souvenirs noirs.
Elle s’imaginait son oncle et sa tante, pleurant son départ - précipité, égoïste et capricieux, elle s’en rendait bien compte à présent - en s’en voulant de son mal-être d’un soir, alors qu’elle s’éloignait d’eux à grandes enjambées.
Puis quelqu’un frappe à leur porte. Ils se précipitent pour ouvrir, la croyant revenue, pour la serrer dans leurs bras. Et des tueurs entrent. Ils sont frappés, blessés…Gilles se défend alors qu’un mercenaire se jette sur Prune. Ils parviennent à se défaire de leurs agresseurs, et fuient, en laissant leur maison derrière eux. En laissant un cadavre derrière eux.
La maison dévastée, et le corps éventré étendu par terre…
Elle se rappela les ombres mouvantes, aux griffes acérées, fondre sur elle.
Leur voix glaciale, qui disait « c’est leur enfant, ils ne veulent pas ».
Leur voix ténébreuse qui disait « cherche Padgref ».
Padgref.
Le souvenir de ce nom résonnait plus fort que tous les autres dans le crâne d’Ecarlia. Le meurtrier de ses parents. C’était son nom. Elle savait maintenant qui était le monstre qui avait anéanti une famille en une seule nuit, le monstre qui ne l’avait épargnée que par hasard, la croyant morte, dans les bras de sa mère.
Car Gilles lui avait dit que lorsqu’il avait découvert la scène effroyable, au petit matin, il l’avait trouvée contre sa mère, du sang sur le corps, immobile, et qu’il l’avait lui-même cru morte. Elle devait sa vie à la nuit, qui avait empêcher l’assassin de voir qu’elle n’était qu’inconsciente. Sinon, elle aurait été tuée, comme Salomon, comme Irmine, comme son père et sa mère. Tuée sans pitié.
Elle ferma ses yeux, qui devenaient brûlants, alors que tout cela se tortillait comme un long serpent noir dans sa tête. Et ce fut sur ces idées sombres de vengeance, de culpabilité et de haine, que sa fatigue prit le dessus, et que sa souffrance s’apaisa le temps d’une nuit.

Un bruit la tira de son sommeil précaire. Elle ouvrit les yeux, mais ne fit aucun mouvement. Son instinct lui disait de ne pas bouger, de rester parfaitement immobile, pour essayer de déterminer ce qu’était ce bruit avant de faire le moindre geste irréfléchi. Pas un seul mouvement sur son corps ne pu trahir son réveil.
« Taisez-vous bande d’idiots ! Vous risquez de la réveiller ! » chuchota une voix grave derrière elle. « Je préfère qu’elle ne se réveille pas, on risquerait de prendre des coups. Il faut supprimer cette racaille d’aventuriers méthodiquement ».
Des pandikazes. Aucun doute possible.
Ecarlia connaissait par cœur ces pandawas renégats. C’étaient des terroristes dangereux, dont le seul et unique but était de faire le plus de mal possible autour d’eux, et tout particulièrement aux étrangers de l’île. En effet, tous étaient persuadés que ceux qui venaient sur leur île voulaient voler le dofus que gardaient les entrailles de leur terre natale et sacrée à leurs yeux. Elle avait déjà eu affaire à eux, la plupart n’étaient pas réellement des dangers permanents, juste de petits délinquants peu expérimentés qui essayaient de se faire une place dans une organisation en apparence puissante.
Et la discrétion de ceux qui allaient l’attaquer en disait long sur leur efficacité.
Elle entendit très clairement des pas lourd s’approcher d’elle, se voulant silencieux, et vit une ombre sous l’éclat faible de la lune. C’était le moment.
Son corps se mit à briller intensément, et en une fraction de seconde, elle se retrouva debout, face à trois pandawas enrobés avec un foulard rouge leur barrant la bouche. Ils avaient tous une expression d’ahurissement profond dans leurs yeux, et ils eurent un mouvement de recul lorsqu’ Ecarlia se tourna vers eux, une lueur inquiétante dans le regard. Leur camarade qui s’était approché d’elle était étendu à terre, et battait des mains et des jambes comme s’il allait tomber, ne comprenant absolument rien à ce qui venait de se passer. La sacrieur comprit qu’il s’agissait d’adolescents de son âge, peut-être même plus jeunes, qui venaient probablement d’être embauchés par les pandikazes. Ils n’avaient sûrement jamais tué personne, et avait en ce moment même une peur bleue de la sacrieur.
En revanche, le panda qui était en train de se relever avait l’air bien plus dangereux, bien que peu discret pour un soi-disant assassin. Il sorti des katanas de deux fourreaux, et semblait savoir comment s’en servir. Il toisa la sacrieur avec haine, et fit siffler ses lames en avançant lentement. Soudain il fonça sur elle. Ecarlia failli tomber à la renverse sous la surprise. L’attaque avait été réellement soudaine, et rien sur le visage du terroriste n’avait laissé transparaître son envie de se ruer sur elle. Mais elle réagit aussitôt, et évita le premier coup de sabre sans aucun problème. Elle avait déjà dû éviter des attaques bien plus rapides. Le deuxième coup fut parfaitement horizontal, et elle se mit hors de portée des lames d’un bond en arrière. Elle concentra son énergie, et l’air autour d’elle vibra.
Le pandikaze se redressa, étonné de cet adversaire peu commun, qui se contentait d’éviter ses attaques. Il fonça de nouveau sur la sacrieur, mais cette fois il le regretta. A peine avait-il commencé à charger qu’il eu l’impression de recevoir un uppercut de Firefoux en pleine poitrine, accompagné d’une forte déflagration. Il se senti soulevé du sol comme une feuille, et un second coup de poing géant lui brisa les reins en l’air. Il retomba sur le sol, complètement cassé. Il tenta de se relever, mais ses muscles refusèrent le moindre mouvement. Il ne comprit pas du tout ce qui lui était arrivé.
Ecarlia vit le pandikaze retomber quelques mètres plus loin, et se redressa fièrement. Elle se tourna de nouveau vers les autres pandikazes, qui avaient regardé la scène sans bouger. Leur regard terrifié confirma ce que pensait Ecarlia, ils n’avaient probablement jamais combattu. Lorsqu’ils croisèrent son regard, ils paniquèrent comme des enfants et coururent vers la forêt et poussant de petits cris de frayeur. La sacrieur ne les poursuivi pas, ils n’en valaient pas la peine. Leur chef se relevait péniblement un peu plus loin, et essaya de s’enfuir à leur suite sans demander son reste et en titubant. Elle le regarda partir, boitillant, vers les bambous, et laissa un sourire s’afficher son visage. Elle senti une fierté chaude lui envahir la poitrine, alors que la tension du combat s’échappait lentement de son corps, décrispant ses muscles petit à petit. Ses pouvoirs de sacrieur…elle aimait s’en servir. Sentir l’air lui obéir au doigt et à l’œil, laisser ses ennemis ébahis, sur le carreau, alors qu’elle était déjà à plusieurs mètres d’eux avant même qu’ils ne frappent. Le vent, avec qui elle se sentait si bien, si libre…combattre à ses côtés, le manipuler pour en faire une arme redoutable, voilà ce qui lui plaisait plus que tout. La sensation de contrôle sur cet élément en apparence insaisissable était une raison valable de se sentir fière, pour elle. Peu de sacrieurs suivaient le chemin du vent, elle le savait. La plupart devenaient des combattants à la force destructrice, sans aucune subtilité, de véritables clones de iops. Mais ceux qui se décidaient à devenir des sacrieurs du vent devenaient également extrêmement agiles, et jouaient d’acrobaties et d’esquives en tous genres pour surprendre leurs adversaires, plutôt que de faire du rentre-dedans dangereux et parfois peu efficace. Ecarlia était de ceux-là. Et cela lui convenait parfaitement.
Le silence et le calme étaient revenus à la lisière de la forêt de bambous, mais essayer de se rendormir ici aurait été une grave erreur. Même si les pandikazes avaient fui, rien ne les empêcherait de revenir pendant son sommeil, et de toute façon le bruit risquait d’avoir attiré des prédateurs nocturnes bien plus redoutables que de simples terroristes en herbe. C’est pourquoi Ecarlia décida sagement de ne pas se recoucher sur le lieu de son agression, et de se remettre en route. La lune était déjà basse dans le ciel de toute façon, l’aube ne tarderait pas à arriver, apportant avec elle la sécurité relative du jour. En plus, voyager un peu de nuit lui ferait croiser nettement moins de personnes naïves en quête de richesse, ce qui, estima-t-elle en pensant au dernier crétin de ce genre qu’elle avait rencontré, lui ferait le plus grand bien.
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MessageSujet: Re: Chroniques d'Ecarlia, une sacrieur pas comme les autres   Ven 14 Nov - 12:49

Le jour se levait à peine lorsqu’elle arriva enfin devant le grand pont de pandala. L’air était encore un peu frais, et la rosée couvrait chaque brin d’herbe comme des milliers de perles minuscules, donnant à la prairie l’aspect d’un ciel étoilé couleur émeraude, sous les premiers rayons tièdes du soleil. La beauté du spectacle de ces innombrables gouttelettes qui brillaient à la lumière dorée de l’astre montant lui emplit le cœur de bonne humeur, et elle se senti presque honteuse de marcher sur ce sol magnifique, ayant l’impression de détruire sauvagement une merveille de la nature de ses pieds maladroits.
Le pont était déjà assez encombré pour une heure aussi matinale, ce qui la surprit beaucoup. De nombreux aventuriers à pied, en dragodinde, ou bien des véhicules de marchandise, circulaient sur l’ouvrage titanesque avec une organisation précaire. Les sortants semblaient prendre le côté droit, et les arrivants venaient du côté gauche. Elle se dirigea vers la file de droite, qui était nettement moins dense que celle de gauche. Mais alors qu’elle se préparait à se frayer un chemin entre les gens qui s’agglutinaient de plus en plus, une voix forte, derrière elle, la fit se retourner.
- Non ! Je n’ai rien à vendre ! Voulez-vous bien me fiche la paix avant que je ne m’énerve !
Elle connaissait cette voix. Ses yeux cherchèrent d’où elle venait, et finirent par se fixer sur un pandawa, d’âge mûr, qui tentait de se débarrasser d’un féca apparemment très énervant ayant un chapeau qui ressemblait étrangement à une tête de bouftou empaillée. Celui-ci fini par lâcher prise et parti en se pressant devant le panda, qui avait une hache particulièrement imposante attachée à la ceinture, et qui avait déjà posé sa main sur le manche, l’air menaçant.
Elle s’approcha de lui. Il ne l’avait pas encore remarquée. Pas étonnant avec cette foule !
- C’est pas très bon pour le tourisme ce que tu fais Kan ! lui lança-t-elle alors qu’il lui tournait le dos.
Le panda se retourna, et écarquilla les yeux de surprise quand il la vit.
- Ca alors ! Mais c’est Ecarlia ! Qu’est ce que tu fais ici ma grande ? lui envoya-t-il tout joyeux, en lui donnant une forte tape dans le dos.
- Heurf…je dois aller à Astrub. Pour…régler quelques affaires, répondit-elle le souffle coupé. Et toi ? Qu’est ce que tu fais de beau ici ?
- J’ai accompagné ma nièce jusqu’ici, je voudrais l’envoyer faire une course à Astrub aussi. J’irais bien moi-même mais j’ai pas trop le temps. Pam ! Viens, je voudrais te présenter quelqu’un !
Une pandawa qu’Ecarlia n‘avait pas encore remarquée sembla apparaître de nulle part à coté de Kan. Elle avait à peu près le même âge qu’elle, et portait la tenue classique des pandawas, de couleur vert foncé.
- Pam, je te présente Ecarlia, commença Kan. Elle a été élevée par Gilles et Prune, tu te rappelles d’eux ?
- Vraiment ? répondit la dénommée Pam. Ca fait longtemps que je ne les ai pas vus, comment vont-ils ?
Ecarlia se raidit aussitôt. Lorsqu’elle avait abordé Kan elle ne pensait pas que la discussion allait virer sur Gilles et Prune. Devait-elle leur dire ? Elle le connaissait pour l’avoir déjà vu en compagnie de son oncle, il devait être de confiance, mais…
- Oh ils…ils vont bien, ils sont parti à Bonta pour une affaire urgente, dit Ecarlia en essayant de rester le plus naturel possible.
Kan la regarda d’un air interrogateur.
- A Bonta ? Qu’est ce qu’ils peuvent bien aller faire là bas ?
- Je…ils sont allé voir un ami. Il s’appelle…Wallace, répondit Ecarlia du mieux qu’elle pu.
- Wallace ? Le montreur de montres ?! s’exclama joyeusement Pam. Je le connais, il venait souvent voir mes parents quand j’étais petite, et il m’apportait des jouets à chaque fois ! J’aimerais bien le revoir…
Une image traversa l’esprit d’Ecarlia à la vitesse de l’éclair. Une xélorette, qui lui tendait un petit tofu avec une clé dans le dos…L’image disparut en une fraction de seconde, aussi vite qu’elle était arrivée. Ecarlia ne sembla même pas se soucier de ce souvenir. Elle se sentait extrêmement mal à l’aise en ce moment. Elle dû monopoliser toute sa volonté pour pouvoir réussir à rester naturelle, et à sourire à la pandawa.
- Moi je ne le connais pas, fit Kan. Il est montreur de montres à Bonta ?
- Heu…oui, je l’ai rencontré hier. Hier soir, ajouta Ecarlia.
Elle n’avait pas l’habitude de mentir, mais trouva qu’elle s’en sortait plutôt bien. Les deux pandawas avaient l’air de gober totalement son histoire. Elle ne savait pas vraiment pour elle mentait mais…quelque chose lui disait que moins il y aurait de personnes au courant de ce qu’il se passait, mieux ce serait.
- Faudra que vous me le présentiez vous deux, un de ces jours, leur dit le grand panda. J’ai connu une montreuse de montres moi aussi, il y a quelques années. Je serais curieux de savoir si ce Wallace est aussi doué qu’elle l’était ! envoya-t-il en affichant une mine enjouée et en croisant les bras.
Ecarlia se dit que cette rencontre pouvait attendre encore un peu. Sur le moment, elle commençait à regretter d’avoir engagé la conversation, car le pandawa avait l’air de vouloir la faire durer. Il commençait à raconter certaines de ses aventures à travers le monde, comme si c’était un véritable réflexe pour tout ceux ayant un peu voyagé dans leur jeunesse, pensa Ecarlia. Elle remarqua d’ailleurs que Pam, à côté de son oncle, levait la tête au ciel et se frottait les yeux avec le pouce et l’index. Ce ne devait pas être la première fois que Kan partait dans un monologue, et à voir la réaction de sa nièce il ne devait pas non plus être très court. Ecarlia tenta de s’enfuir le plus poliment possible :
- Kan, c’est passionnant mais…il faut vraiment que j’y aille, on m’attend à Astrub, dit-elle timidement à l’encontre du panda.
Celui-ci arrêta aussitôt son récit (duquel elle n’avait absolument rien suivit) et baissa ses oreilles, comme s’il était un peu honteux.
- Ah oui…bien sûr, pardon pardon, quand je m’emballe c’est dur de m’arrêter ! Allez petite jeune, part ! Je te retiens plus ! lui lança-il toujours aussi gaiement en pointant la direction du pont avec son doigt.
Ecarlia n’en demanda pas plus et marcha le plus vite possible, mais en essayant de ne pas paraître pressée, vers le pont en question. Mais à peine cru-t-elle s’être échappée du duo curieux en se perdant dans la foule qu’une voix derrière elle l’appela :
- Ecarlia attend !
Elle se retourna, priant pour que ce ne soit pas Pam, qui lui demanderait de l’accompagner à Astrub.
Perdu.
La pandawa se frayait un chemin entre tous les passants vers la sacrieur.
- Ouf…merci de t’être arrêtée ! lui dit-elle en arrivant devant elle. Désolée si mon oncle t’as retardée, il est un peu…nostalgique. Il bouge un peu moins qu’il y a quelques années, alors il adore raconter ses exploits à tout va ! Ca lui remonte le moral.
- Oui…j’ai vu ça, répondit Ecarlia sur un ton neutre.
- Dit-moi, ça te dérange si je te suis pour aller à Astrub ? demanda la pandawa, le regard plein d’espoir. Je n’y ai jamais été, et comme tu as l’air de savoir où tu vas…
Ecarlia fut tentée de répondre « NON ! » et de se sauver en courant, dans l’espoir de la semer dans la foule. Ce n’était pas qu’elle n’appréciait pas la jeune femme, mais elle avait peur de devoir s’engager dans des conversations sur Gilles et Prune, desquelles elle n’aurait aucun moyen de s’échapper. Cette éventualité ne lui plaisait pas du tout.
Cependant, devant les yeux suppliant de chien battu qui lui faisaient face, elle se dit qu’après tout, un peu de compagnie féminine ne lui ferait pas de mal…
Il sembla que Pam comprit aussitôt que Ecarlia acceptait, car son visage s’illumina soudain, et elle ouvrit la marche sans rien ajouter, d’un pas guilleret. La sacrieur se demanda pourquoi elle avait cru entendre « ça te dérange si je te suis ? », alors que présentement, c’était elle qui était derrière à suivre la pandawa. Mais bon, tant que Gilles et Prune ne devenaient pas un sujet de conversation, qui était devant et qui était derrière lui importait autant que la couleur des vêtements des passants.
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MessageSujet: Re: Chroniques d'Ecarlia, une sacrieur pas comme les autres   Ven 14 Nov - 12:50

Kan perdit de vue les deux jeunes femmes assez rapidement, tant il y avait de monde. Il se mit les poings sur les hanches, satisfait de son petit stratagème. D’ici demain soir, sa nièce aurait fait sa « course » et…hé hé…
Soudain, il se rappela de quelque chose. Cela faisait bien plusieurs semaines que Gilles lui avait prêté un marteau de forge, et qu’il n’avait jamais eu l’occasion de lui rendre. Puisqu’il avait un de temps devant lui, il allait passer chez eux pour leur rendre ce marteau, et leur passer le bonjour accessoirement.
Il envoya balader plusieurs badauds qui lui demandèrent si il avait des choses à vendre, puis alla se placer un peu en retrait de la foule, pour éviter d’attirer les regards. Il sortit de sa poche un petit sifflet, et y souffla un grand coup. Il ne fallu que quelques secondes pour qu’une dragodinde de couleur rouge apparaisse devant lui, en frétillant de ses ailes minuscules. Il s’approcha d’elle, et lui flatta l’encolure. Puis il monta sur la selle attachée sur le dos de l’animal, et prit les rennes entre ses mains.
- Allez Cerise ! On est parti ! s’exclama-t-il en donnant un petit coup de poignet vertical.
La dragodinde pourpre s’exécuta aussitôt, et parti comme une flèche vers une destination qu’elle connaissait déjà par instinct. La maison de Kan, puis celle de Gilles et Prune.
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MessageSujet: Re: Chroniques d'Ecarlia, une sacrieur pas comme les autres   Ven 14 Nov - 12:51

Chapitre VI

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Ecarlia se demandait pourquoi la pandawa était aussi joyeuse d’aller à Astrub. Son pas léger et son sourire permanent contrastaient terriblement avec l’air renfrogné de la sacrieur, qui regardait fixement devant elle sans la moindre expression. Personne n’aurait pu deviner que les deux jeunes femmes étaient en train de voyager ensemble. Alors que l’une fredonnait en marchant, l’autre était enfermée dans un silence presque total. L’une était vêtue de vêtements éclatants et visibles, l’autre d’habits de voyage qui faisaient un peu tapisserie. Bref, tout semblait différencier Ecarlia et Pam, duo improbable d’une sacrieur et d’une pandawa, mais qui avançait pourtant d’un même pas vers une destination identique : la ville des mercenaires.

Elles marchèrent l’une derrière l’autre, Pam en tête, pendant un certain temps. Elles continuaient à croiser des gens, mais de moins en moins étrangement. Ecarlia se dit que les grandes foules étaient situées aux accès au pont, ce qui semblait logique, puisque c’était là que les marchants en tous genres se postaient pour vanter leurs produits. Et elle ne s’en plaignait pas en réalité. Elle n’avait jamais vraiment apprécié les foules, elle s’y sentait enfermée, comprimée en permanence. Sa préférence allait de loin aux grands espaces, là où la liberté la plus totale parlait d’elle-même à ceux qui savaient l’entendre. D’ailleurs, elle se sentait bien sur ce pont, car tout autour d’elle c’était l’océan vert qui régnait en maître. Une étendue infinie d’eau, sur laquelle personne n’avait la moindre emprise, et dont le vent était le seul contact qui pouvait sembler amical.
Elle se senti frissonner de plaisir devant la simple vue de l’immensité incroyable de ce monde, qui semblait pourtant, pour certains, limité à une maison, un village ou parfois une ville. Elle essaya de s’imaginer sur un bateau, fendant les flots à toute allure, le vent sur son visage et les vagues lui fouettant le corps. Une expérience qu’elle devrait tenter un jour…
- Pourquoi tu vas à Astrub ?
Ecarlia sursauta. Elle était tellement plongée dans ses rêves de liberté qu’elle n’avait même pas remarqué que Pam s’était discrètement rapprochée d’elle.
- Et bien…j’ai une personne à aller voir, c’est tout, répondit-elle un peu sur la défensive.
- Hum…mystère, mystère hein ? J’ai comprit le message ! fit la pandawa qui semblait plus amusée qu’autre chose. Moi je dois aller chercher quelque chose chez un certain…Deudoiné.
- Jamais entendu parler.
- Il paraît que c’est l’un des meilleurs forgerons du monde, expliqua Pam, et que les aventuriers viennent de partout pour se faire initier à la forge d’armes par lui.
- Ah ? Il doit être doué en effet.
- Mon oncle lui a probablement commandé une arme, ou je ne sais pas quoi…et c’est moi qui doit aller la chercher !!! dit-elle soudain en haussant la voix, ce qui surprit Ecarlia.
- Heu…oui, c’est un peu…
- Je ne te le fais pas dire ! la coupa Pam. Selon quoi j’aurais « besoin de sortir un peu de mon nid » ! Je ne suis pas un tofu quand même ! Ils ne te disent jamais des trucs comme ça Gilles et Prune ?
- Si…parfois, mais…
- Et voilà ! J’en étais sûre ! lança-t-elle en levant les bras au ciel. Mais quand est-ce qu’ils vont nous considérer comme des adultes, hein ? On a à peu près le même, toutes les deux, non ? Tu ne trouves pas qu’on est encore considérées comme des gamines ?
Ecarlia était un peu désemparée devant cette attitude si soudaine d’adolescente en pleine crise, mais elle dû reconnaître que la pandawa avait en partie raison. La manie des plus âgés de vouloir dicter leur conduite aux plus jeunes était assez énervante. Elle repensa par exemple à la petite eniripsa qui essayait toujours de lui remonter son maillot, et qui au final l’obligeait à aller se changer.
- Si, je trouve, répondit la sacrieur.
- Moi avec Kan, j’ai vraiment l’impression d’avoir dix ans de moins, on dirait qu’il croit encore que j’ai encore neuf ans, et qu’il ne veut pas me faire grandir !
- Ah bon ? fit Ecarlia étonnée. C’est bizarre, avec moi il a toujours été très mature, aussi loin que je me souvienne en tout cas. Il m’a toujours traitée plus ou moins comme une adulte.
- T’as bien de la chance…Mais dit-moi, comment tu l’as rencontré ? Mon oncle ?
Ecarlia se sentait soudain beaucoup plus volubile. Elle avait envie de parler.
- Houlà, c’était il y a longtemps, j’étais toute petite. Je crois qu’il était venu un jour pour l’anniversaire de Gilles, et…

La conversation s’engagea alors, aussi étrange que cela puisse paraître. Peut être était-ce là un autre don des pandawas, que de mettre les gens à l’aise, ou bien cela venait-il juste de cette pandawa là ? Toujours est-il qu’elles commencèrent à parler, et surtout qu’elles continuèrent pendant un certain temps. Et des choses à dire, les deux jeunes femmes en avaient plus qu’elles ne le croyaient. Surtout Ecarlia…
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MessageSujet: Re: Chroniques d'Ecarlia, une sacrieur pas comme les autres   Ven 14 Nov - 12:51

La journée passa vite pour les voyageuses qui marchaient sur l’interminable pont. Elles s’arrêtèrent à peine pour manger, se contentant de marcher à allure plutôt vive tout en discutant de tout et de rien. En une seule journée, Ecarlia cru croiser plus de personnes qu’elle n’en avait croisé pendant dix-huit ans. Elle vit des gens de tous horizons, à l’allure étrange parfois. Des silhouettes angoissantes encapuchonnées dans un grand habit sombre, laissant à peine voir leur visage qui avait l’air d’une extrême maigreur. « Ca ? Ben c’est des srams ! » lui avait dit Pam lorsqu’elle lui avait fait part de son impression devant ces personnages inquiétants. Elle vit aussi des personnes portant deux petites cornes et…une longue queue se terminant par deux pointes de flèche. « Des osamodas » pensa-t-elle. On lui en avait déjà fait une description assez ressemblante, mais elle n’en avait jamais rencontré en vrai.
Mais ce qui retint surtout son attention, ce furent les hommes et les femmes ayant l’apparence de chats. C’était la première fois qu’elle en voyait pour de vrai. Des écaflips…elle savait que sa mère avait ressemblé à ça. Ils avaient réellement une allure humaine. Deux jambes, deux bras, une démarche tout à fait normale…mais leur visage était bien plus proche de celui des chats. Deux oreilles pointues, des yeux perçants, des moustaches et un museau court. Leur corps était entièrement recouvert d’une fourrure aux couleurs très variées, Ecarlia n’en avait pas vu deux avec la même teinte. Et surtout, surtout, ils avaient une longue queue.
Lorsqu’elle remarqua ce détail, quand elle vit le premier écaflip, un sentiment très étrange s’empara d’elle.
Il était impressionnant. Sa fourrure était d’une couleur peu commune : indigo assez clair, avec le bout des doigts blanc. Il portait des vêtements étranges : un chapeau d’osier en forme de cône très aplati, avec un pictogramme dessiné dessus ; une cape qui semblait…en bois sombre, mais qui pourtant flottait au vent comme du tissu. A sa ceinture pendait une épée de couleur pourpre, en forme de griffe. Le guerrier avait véritablement l’air redoutable. Une grande fierté emplie tout d’abord le cœur d’Ecarlia. Elle se sentait proche de cette créature noble, qui respirait la puissance, plus proche que n’importe quelle autre personne qu’elle avait pu croiser auparavant. Mais alors même que cette fierté commençait à l’emplir, elle fut ternie par autre chose. Quelque chose de bien plus complexe
Ecarlia se sentait proche de ces écaflips, c’était vrai, mais…elle n’en était pas un. Même si elle en avait la queue, elle n’était pas un écaflip. Dans ce cas, qu’était-elle ? Est-ce qu’elle était une sacrieur ? Non plus, un sacrieur n’a pas de queue. Elle se rendit alors compte, mieux que jamais, qu’elle n’avait aucun semblable en ce monde. Elle était absolument unique. Non, ce n’était pas unique le mot auquel elle pensait…
C’était seule.
Ce sentiment qu’elle ressentait, et qui lui faisait une impression si étrange et indéfinissable, c’était la solitude. Quel sentiment lourd se dit-elle, il lui écrasait le cœur comme on écrase une éponge dans ses mains…d’une telle lourdeur que ses épaules s’affaissaient petit à petit, et que ses yeux ne regardaient plus que le sol.
C’est alors qu’elle senti un regard posé sur elle. Elle releva la tête, et vit qu’à côté d’elle, une pandawa d’environ son âge la fixait avec des yeux plein de compassion. Pendant une seconde, Ecarlia cru qu’elle avait réellement pensé tout haut, tant on lisait de la peine dans le regard de Pam.
- Ecarlia…commença-t-elle avec une voix douce. Je ne sais pas si tu me connais assez pour pouvoir me parler de tes problèmes mais…tu as l’air tellement déprimée que je commence presque à être inquiète.
La sacrieur la regarda dans les yeux, sans afficher la moindre expression. Pam continua :
- Je ne sais absolument pas ce qui te rend si sombre, mais ce que je sais c’est qu’il ne faut pas garder pour soi des souffrances comme celles que tu as l’air d’endurer.
La pandawa détourna son regard quelques instant pour regarder par terre.
- Tu peux me croire, j’en ai fait les frais…
Elle reporta rapidement son attention sur la sacrieur, dont ces paroles quelque peu troublantes avaient réussi à interloquer.
- Bref, si jamais tu veux parler de quelque chose…quoi que ce soit, je suis là. On ne va probablement pas rester très longtemps ensemble alors…autant que ça nous profite un peu, tu crois pas ?
Ecarlia baissa les yeux. Quelqu’un à qui parler. Pas juste une compagne pour discuter, une véritable personne qui l’écouterait, et qui pourrait la consoler. Une…confidente. Elle senti l’étreinte qui lui écrasait le cœur se desserrer. Est-ce qu’elle avait une…amie ? Cette pandawa qu’elle connaissait depuis quelques heures à peine avait réussi à briser une barrière qui l’enfermait à l’intérieur d’elle-même depuis trop longtemps. Une larme perla de son œil, mais elle se dépêcha de la chasser. Son cœur n’était plus du tout serré à présent, au contraire, elle avait l’impression qu’il gonflait. Elle n’était pas seule.
Ecarlia se redressa, et regarda Pam, un sourire bienveillant sur le visage.
- Merci beaucoup…Pam. Ca va aller, ne t’inquiète pas.
La pandawa sourit à son tour, et lui donna une petite tape dans le dos.
- Je préfère ça ! Bon allez…on sort de ce fichu pont avant ce soir ! s’exclama-t-elle gaiement en accélérant brusquement le pas.
Ecarlia s’entendit rire alors qu’elle dû elle aussi donner un grand coup de jambe pour pouvoir rester au même niveau que Pam. Elle ne riait pas souvent. Vraiment pas.

Le rythme soutenu qu’avait imposé Pam s’avéra rapidement payant. La luminosité décroissait à peine lorsque la fin de l’interminable pont leur servi enfin d’horizon. Elles marchèrent encore une heure environ, et se retrouvèrent progressivement de plus en plus serrées par la foule. Celle-ci était encore plus dense et plus bruyante qu’à pandala, ce qui ne manqua pas d’énerver Ecarlia. Elle fut obligée de se tailler un chemin entre les personnes, des marchants pour la plupart, agglutinées comme dans une ruche. Lorsqu’elle réussi enfin à sortir de la foule, cela faisait déjà plusieurs minutes qu’elle avait perdu Pam. Elle parvint finalement à la voir en train de pousser les gens, lui rendaient d’ailleurs très bien, pour se frayer un passage. La pandawa s’extirpa avec difficulté d’entre les nombreuses personnes, et rejoint Ecarlia un peu plus loin.
Le contraste de densité de la foule entre le pont et environ cent mètres plus loin était assez spectaculaire. Il n’y avait tout simplement plus personne. Le paysage changea très vite alors qu’elles marchaient, pour passer de la plaine à la montagne. Ecarlia et Pam étaient toutes les deux totalement subjuguées par ce changement si soudain d’environnement. Elles étaient tellement habituées aux forêts de bambous, aux plaines, aux cours d’eau limpides, que ce paysage gris et rocheux leur semblait extraordinaire, surnaturel. Même Ecarlia, qui pourtant allait parfois dans les plaines de Cania, trouvait cet endroit étrange. Pendant un certain temps, aucune de deux ne parla, trop occupées qu’elles étaient à observer cet endroit inconnu et mystérieux.
Elles marchaient sur un petit chemin de terre battu au pied d’une gigantesque montagne, qui avait l’air d’être très souvent emprunté, et tout autour d’elles d’énormes roches gris clair parsemaient le sol recouvert d’un tapis vert. Elles ressemblaient à des maisonnettes sans aucune ouverture, comme celles qui bordent parfois la route en pleine nature, tant elles étaient immenses. Il était évident que ces énormes masses de roche étaient tombées de la montagne lors de tremblements de terre, et que l’érosion, au fil des années voire des siècles, leur avait données leur forme arrondie, lisse.
Ecarlia imagina avec un frisson ces fragments de montagne dévaler la pente rocheuse à toute vitesse, détruisant absolument tout sur leur passage. Son cœur se serra lorsqu’elle vit, au bord de la route, au pied de la montagne, les restes d’une maison dévastée depuis des années, avec quatre petites tombes un peu en retrais. De l’autre côté du chemin, un rocher particulièrement immense était fissuré sur toute sa hauteur. Il n’était pas difficile de deviner ce qu’il s’était passé ici, autrefois. Cet endroit lui rappelais la clairière…sa clairière.
- Quel endroit…triste, murmura Pam.
- Oui.
Ecarlia était troublée par tant de ressemblances.
Presque tout était là. Les restes d’une belle maison, d’une splendide maison. Les marques d’un choc brutal avec le destin dans toute sa cruauté, dont le destin était ressorti vainqueur.
Et puis ces petits, tellement petits souvenirs d’une vie, d’une famille. Des souvenirs de pierre, planté dans le sol, qui semblaient vouloir se dresser contre l’oubli de toute leur hauteur. Il y avait quelques fleurs qui poussaient devant les tombes immaculées, à même le sol. Des fleurs absolument superbes, d’un panel de couleurs qui inspiraient à la fois la joie, et le respect sacré de l’endroit.
Ecarlia et Pam passèrent devant ce lieu en baissant la tête. La sacrieur cru voir, dans l’ombre des ruines, une forme noire passer et deux points blancs les fixer l’espace d’un instant. Pam l’aperçue également, et d’un hochement de tête entendu, les deux jeunes femmes accélérèrent leur pas, pour quitter plus rapidement ce lieu de repos éternel pour certains, mais de danger pour ceux qui étaient restés.
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MessageSujet: Re: Chroniques d'Ecarlia, une sacrieur pas comme les autres   Ven 14 Nov - 12:52

Lorsque les voyageuses purent enfin voir, à l’horizon, les murs ocre de la cité des mercenaires, la douce lumière orange du crépuscule enveloppait déjà la montagne entière. Les pierres grises brillaient d’une façon insoupçonnée sous le voile chaleureux du soleil couchant. Elles avaient à présent l’air constituées de milliers de petits miroirs qui réfléchissaient la lumière orangée, donnant l’impression que les pierres devenaient peu à peu incandescentes. Le chemin montagneux arrivait presque à sa fin, il n’y avait plus qu’à descendre sur un peu plus d’une centaine de mètres pour enfin se retrouver au niveau du sol. Mais elles étaient toutes les deux totalement captivées par ce spectacle, si bien qu’elles s’arrêtèrent à un endroit particulièrement magnifique pour essayer de comprendre ce qui provoquait ce phénomène étrange. Elles allèrent toucher toutes les pierres qu’elles pouvaient, les observer, casser les plus petites pour voir ce qu’elles contenaient.
Rien n’y fit. Elles avaient beau chercher sous tous les angles, impossible de comprendre d’où venait cet effet miroir.
Lorsque la lumière eût trop décroît, elles furent obligées de stopper leurs investigations. En fait, elles ne s’arrêtèrent que quand leurs yeux ne purent presque plus discerner les pierres « brillantes » des pierres classiques. Leur curiosité les avait entraînées un peu loin cette fois, car elles n’auraient probablement même pas le temps de finir de descendre la montagne sur le peu de distance qu’il restait, ou bien elles se feraient réellement piégées par l’obscurité. Mais l’endroit où elles s’étaient arrêtées semblait quant à lui tout à fait convenable. Il s’agissait d’une sorte de petit « trou » dans la montagne, comme un genre de cratère, mais à la forme un peu étrange cependant. Les pierres qui le parsemaient avaient aussi une forme bizarre, très carrée par rapport à l’apparence lisse des autres roches. Elles ne s’en inquiétèrent pas plus que cela, d’autant que le drôle de cratère était par endroit recouvert de terre et d’herbe bien verte, particulièrement accueillante pour des dormeurs à la belle étoile. C’est d’ailleurs cette dernière raison qui les poussa à rester ici pour la nuit, en plus du fait que descendre une montagne qu’elles ne connaissaient pas à l’aveuglette était proche de la stupidité.

- Bon, qu’est ce qu’on a à manger ? demanda Pam, dont le ventre commençait apparemment à réclamer pitance.
- Avant de manger, il faudrait peut-être faire un feu, répondit Ecarlia. Ca ne m’étonnerait pas qu’il y ait des prédateurs un poil dangereux ici.
En effet, la nuit était tombée encore plus vite que ce que les deux jeunes femmes auraient pu penser. Elles s’étaient arrêtées depuis quelques minutes et déjà elles ne voyaient presque plus ce qui les entourait.
- Les pandawas ne sont pas sensé tout savoir sur les alcools d’une façon générale ? Tu dois bien avoir sur toi une fiole de je-sais-pas-quoi qui s’enflamme à la moindre étincelle, non ?
- Hem, ça va poser problème ma grande, je suis une pandawa de l’eau moi, fit Pam avec une moue. Alors tu penses bien que le feu, ça me connaît moyennement, sauf pour ce qui est de l’éteindre.
- Bon, on va faire avec ce qu’on a alors…dit Ecarlia en fouillant son sac.
Elle en sorti deux pierres de taille moyenne, et les cogna l’une contre l’autre. Aussitôt, des petites étincelles jaillirent. La sacrieur sourit.
- J’ai pas perdu la main à ce que je vois.
- Ce sont des silex ? demanda Pam, curieuse. Tu arrives à faire autant d’étincelles avec juste deux silex ?
- Non, c’est de la roche ferreuse. C’est encore mieux que le silex, mais c’est beaucoup plus rare par contre.
- Je vois…mais je crois que tu oublies quelque chose là, super trapeuse.
- Et c’est quoi madame « moi-le-feu-je-l’éteint » ? lui lança Ecarlia en faisant d’autres étincelles dans le vide.
Pam pouffa de rire.
- On n’a pas de bois !
Ecarlia manqua de se taper sur les doigts. Non mais évidement ! Quelle idiote de vouloir faire du feu en pleine montagne, sans aucun arbre à des kilomètres ! Pam riait sans retenue, voyant parfaitement que la sacrieur se sentait ridicule de son erreur. Ecarlia jeta les pierres de pyrite de fer par-dessus son épaule, la mine renfrognée.
Ce qu’il se passa fut tout simplement prodigieux.
Lorsque les deux pierres retombèrent, elles s’entrechoquèrent et provoquèrent une petite étincelle, qui alla s’éteindre sur un petit caillou à quelques centimètres plus loin. Il y eut un flash. Les deux amies se relevèrent d’un bond, surprises par cet éclair.
Et là, elles virent un caillou en train de brûler.
La petite pierre à côté de laquelle les fragments de pyrite de fer étaient retombés avait tout simplement prit feu. Ecarlia et Pam restèrent bouche bée devant ce spectacle. Aucune des deux ne faisait un seul geste. La pierre brûla encore quelques minutes, puis le feu s’éteignit progressivement, laissant la pierre presque indemne, à peine noircie.
- Eh ben ça, dit simplement Pam. Ca c’est pas banal.
Ecarlia s’approcha prudemment de la pierre, qui semblait à présent tout à fait normal. Elle la prit dans ses mains. A peine chaude…
En revanche elle exhalait une très forte odeur. Ecarlia ne la connaissait pas du tout. Elle la tendit à Pam, qui fit non de la tête elle aussi.
- Jamais senti ça, mais ce que je peux te dire c’est que ça pu, dit-elle en illustrant ses paroles en se bouchant le nez.
- Oui, merci, j’avais remarqué. Mais moi ce que je voudrais savoir, c’est d’où elle vient cette odeur.
Elle ramassa une autre pierre par terre, et la renifla. Oui, c’était la même odeur. Elle était presque imperceptible sur cette pierre, mais c’était bel et bien la même. Elle lâcha son caillou et se dirigea cette fois sur un bloc de roche beaucoup plus massif. L’odeur imbibait aussi cette pierre. En voyant son amie aller renifler les morceau de roche les uns après les autres, Pam eu soudain peur pour sa santé mentale.
- Ca va, tu t’amuses bien ?
- Elles ont toutes la même odeur…toutes les pierres qui brillaient.
Ecarlia prit une petite pierre à l’odeur très forte, et la plaça bien en évidence sur un petit tas de terre. Elle alla ramasser les deux fragments de pyrite, et s’approcha prudemment de la boule de roche grise totalement anodine posée par terre. Pam la regardait avec une certaine inquiétude.
- Ecarlia, qu’est ce tu… ?
Elle entrechoqua les deux pierres. Des étincelles jaillirent. Aussitôt, un flash éclaira le cratère et le gravier prit feu. Ecarlia, bien qu’elle s’y fût attendue, perdit l’équilibre et tomba à la renverse. Des taches blanches dansèrent devant ses yeux pendant encore quelques instants, puis sa vue revint. Pam était déjà à côté d’elle, et la prit par le bras pour l’aider à se relever. Ecarlia n’en revenait pas. Elle venait de faire s’enflammer une pierre.
- Woaw ! Incroyable ! s’exclama la pandawa. Tes cailloux en fer peuvent mettre le feu à d’autres cailloux !
- Mais non…c’est pas mes allumeurs, c’est ce qui recouvre ces cailloux là.
Pam haussa un sourcil.
- Comment ça ce qui les recouvre ?
- Je crois qu’ils sont recouverts d’un genre de produit inflammable, c’est pour ça qu’ils sentent fort. Et dès qu’on fait une étincelle…hop. Et ça doit aussi être pour ça qu’ils brillaient à la lumière du soleil.
La pandawa se pencha et ramassa une autre pierre à l’odeur forte. Elle la fit sauter dans sa main, et regarda les dizaines d’autres pierres autour d’elle, de toutes les tailles. Elle lança à Ecarlia celle qu’elle avait dans la main, accompagnée qu’un regard malicieux.
- En tout cas, pour le feu, le problème est réglé.
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MessageSujet: Re: Chroniques d'Ecarlia, une sacrieur pas comme les autres   Ven 14 Nov - 12:52

A peine cinq minutes après, un grand feu flambait au milieu du cratère, avec pour originale origine un gros tas de pierre, que deux jeunes femmes alimentaient à tour de rôle avec de nouvelles pierres lorsqu’il faiblissait. Elles semblaient atteintes d’une sorte de frénésie, de joie, presque de pyromanie, devant la facilité avec laquelle il était possible de faire un feu aussi immense. Les flammes grondaient et produisaient une vive chaleur, ainsi qu’une odeur assez incommodante lorsqu’on se trouvait à côté. Mais les deux comparses veillaient à rester suffisamment éloignées du brasier rageur, et se contentaient d’abord de sa lumière intense plutôt que de sa chaleur infernale. D’ailleurs, la chaleur n’était qu’un plus, puisqu’elles n’avaient absolument pas froid en cette soirée de printemps tiède et très agréable, et rien non plus à faire cuir.
- QUOI ? Comment ça on a rien à faire cuir là-dessus ?!? hurla Pam. Mais pourquoi on a fait un feu alors ? Et qu’est ce qu’on va manger, hein ?!?
- Calme-toi Pam…soupira Ecarlia. Le feu c’est pour éloigner les éventuelles bestioles qui traîneraient. Et pour ce qui est de manger je te rassure, tu vas être servie, ajouta-t-elle avec un sourire.
Elle sorti de son sac une boîte en métal, et l’ouvrit devant le nez de la pandawa. Celle-ci jeta un regard curieux aux biscuits au chocolat. Elle non plus ne semblait pas du tout connaître cet ingrédient.
- Vas-y, prends-en un, fit Ecarlia en lui tendant la boîte.
- Heu…c’est quoi cette couleur ? demanda Pam, méfiante. Parce que je ne veux pas paraître rabat-joie, mais on dirait vraiment de la me…
Ecarlia venait d’en prendre un et de mordre dedans, coupant la pandawa dans sa phrase.
- T’es chure que t’en veux pas ? Tu chais pas che que tu rates, crois-moi, dit la sacrieur la bouche à moitié pleine.
Pam hésita encore un instant, la main en l’air, puis se décida enfin à en prendre un et à en croquer un petit bout. A la seconde où le morceau de biscuit fondit dans sa bouche, ses yeux s’illuminèrent, et elle mordit à son tour dedans à pleines dents.
- Alors ? Comment tu trouves ? demanda la sacrieur.
Pam avala sa bouchée, et lui offrit un immense sourire.
- C’est absolument délicieux ! Et j’ai déjà l’impression d’avoir mangé un pain en entier ! C’est quoi ces gâteaux ?
- C’est une…vieille amie qui m’en a fait cadeau. Ils sont fait avec du cocholat je crois.
- Du cocholat ? Jamais entendu parler de cha, répondit Pam en mâchant sa deuxième bouchée.
- Moi non plus…il paraît que ce sont les sadidas qui ont trouvé ça il y a quelques temps, et que ça a fait un carton en cuisine.
La pandawa fini son biscuit ultra nourrissant et poussa un soupir de contentement, comme après un repas copieux.
- En tout cas c’est super bon. Et puis on ne risque pas de mourir de faim avec ça ! Houlà, il faut aller remettre une pierre dans le feu…ajouta-elle en se dirigeant vers le foyer.
La sacrieur la laissa faire. Elle se demandait où est ce que Pam pouvait trouver une telle énergie, après une journée pareille passée à marcher dans la montagne. Ses jambes étaient en compote. Tout ce qu’elle voulait, c’était s’allonger et dormir. Elle étendit sa cape par terre, et se coucha dessus. L’herbe sous sa cape était moelleuse, on aurait dit un matelas…Son regard se perdit dans l’immensité du ciel. A cause du feu, on voyait moins bien les étoiles, mais elle pouvait encore reconnaître Sacrieur, avec ses deux groupes d’étoiles qui ressemblaient à des ailes. Cet endroit était vraiment reposant. Elle ferma les yeux et inspira profondément l’air pur de la montagne. Son esprit alla petit à petit vagabonder avec ses souvenirs, puis avec sa simple imagination…
Qu’y avait il là-haut, parmi cette myriade de points lumineux ? D’ailleurs, qu’étaient-ce exactement les étoiles ? Des trous dans un voile sombre qu’une divinité mystérieuse maniait, recouvrant le ciel chaque soir ? Ou bien des sortes de soleils, comme celui de son monde, qui éclairaient chacun un monde différent, mais si lointains qu’on les voyait à peine ? La sacrieur aimait particulièrement cette hypothèse. Elle n’était pas très « mystique », ou déiste, mais plutôt rêveuse. Des milliers et des milliers d’autres mondes, chacun différent…
- Ecarlia !
Allons bon…
- Ecarlia, viens ! Il y a un problème.
La sacrieur se releva sans rien dire, mais en poussant tout de même un profond soupir, et se dirigea vers le feu. Pam était à quelques mètres du foyer, et regardait une des étranges grosses pierres assez carrées qui parsemaient le cratère.
- Quoi ? Qu’est ce qu’il y…
- Cette pierre n’était pas là.
Ecarlia regarda la pandawa. Elle avait un air inquiet.
- Comment ça ?
- J’ai été chercher de quoi raviver le feu, et quand je me suis retournée elle était là.
La sacrieur leva les yeux au ciel.
- Tu ne l’avais pas remarquée, c’est tout…il y a des pierres partout ! Comment tu peux savoir laquelle était là et laquelle était ici ?
- Elle n’était pas là ! J’en suis sûre !
- Ecoute…il fait nuit et le feu fait jouer les ombres un peu partout. Tu as cru qu’elle était plus loin, et puis tout à coup, pouf, elle avait l’air plus près, c’est tout…
La pandawa ne semblait pas convaincue. Elle continuait de surveiller la pierre avec méfiance.
- Bon…si tu veux continuer à regarder ce caillou, c’est toi que ça regarde, moi je vais me coucher, envoya-t-elle par-dessus son épaule d’une voix lasse.
Elle fit demi-tour en direction de sa cape. Son cœur fit un bond.
Il y avait une pierre sur son chemin. Une très grosse pierre. A l’endroit exact où elle était passée quelques secondes auparavant. Elle fit un pas en arrière.
- Ok Pam, je te l’accorde, il y a quelque chose de pas normal.
Les deux jeunes femmes se mirent dos à dos. Et elles purent alors se rendre compte de ce qu’il clochait vraiment.
Tout autour d’elle, un cercle de grosses pierres s’était formé, sur un rayon d’environ cinq mètres, sans qu’elles ne s’en rendent compte. Les blocs avaient presque tous la même taille et des formes similaires, et semblaient tournés dans leur direction. Soudain, Ecarlia vit l’une des pierres bouger.
- Il y en a une qui a bougé ! hurla Pam.
- J’en ai vu une aussi, dit la sacrieur en se mettant lentement en position de garde.
La pierre qu’elle fixait était en train de…s’ouvrir. Des bras avaient l’air d’apparaître sur les côtés. C’étaient de simples morceaux de rocher, mais mis bout à bout et maintenus entre eux par une force quelconque, et qui les faisait ressembler à des bras qu’un sculpteur débutant aurait taillés dans du granit. Ecarlia vit le rocher vivant se lever sur de courtes jambes, elles aussi de simples empilements de pierres, ayant grossièrement la forme de pieds. La créature se redressa. Elle n’était pas très grande, mais était massive, et surtout avait l’air très en colère.
La sacrieur pu voir ce qui ressemblait à une tête et des yeux : un gros bloc à la forme bien rectangulaire, posé sur l’ensemble, sans cou, et deux cailloux blancs bien sphériques avec une large tache noire au milieu. Le monstre de roche ressemblait vraiment à un…enfant.
Soudain, il poussa un cri très étrange vers Ecarlia et Pam. Comme si on tapait deux pierres l’une contre l’autre à très grande vitesse. A l’instant même où le son résonna dans le cratère, toutes les autres pierres s’ouvrir en même temps, comme si elles attendaient ce signal pour montrer leur présence. Des copies conformes de la créature qu’Ecarlia avait en face d’elle s’approchaient maintenant des deux jeunes femmes de tous côtés, en les regardant d’un air mauvais. En quelques secondes, elles furent entourées de ces êtres de pierre silencieux.
Aucun n’avait fait le moindre geste agressif pour l’instant, mais leurs yeux fixés en permanence sur le duo avaient réellement de quoi inquiéter.
Ecarlia et Pam ne bougeaient pas. Elles restaient dos à dos, et surveillaient le moindre geste suspect de la part des créatures rocailleuses. Ce fut le premier être de pierre à s’être montré qui bougea. Sa tête se tourna vers le feu, qui commençait à décroître. Il s’en approcha, et prit dans ce qu’on pourrait appeler une main un petit caillou incandescent.
- Ecarlia ! Qu’est ce qu’il fait ? demanda Pam à voix basse, car elle était tournée dans l’autre direction et ne pouvait pas voir.
- Il…prend une pierre dans le feu. Et je crois qu’il la renifle, répondit la sacrieur, à voix basse également.
La chose avait en effet porté la petite boule rougeoyante à un endroit qui devait être son nez, et la faisait tourner entre ses doigts. Soudain, sans raison apparente, elle jeta l’objet dans le brasier, et poussa un nouveau cri. Mais celui-ci n’avait plus rien à voir avec le précédent. Il ressemblait à un grincement grave, comme quand d’énormes rouages sont bloqués par un simple gravier, et qu’ils exercent une telle force sur l’ensemble de la machine que tout l’ensemble produit un bruit de tension effrayant.
Et ce cri n’avait rien de rassurant non plus.
Les autres créatures commencèrent à s’agiter autour des deux femmes, et leur cercle se resserra petit à petit. Celui qui avait prit une pierre dans le feu chargea Pam. Avant même qu’Ecarlia n’ai pu réagir, la pandawa s’était retournée et avait saisi l’un des bras du monstre. Celui-ci fit un vol plané, et alla s’écraser sur une autre créature dans un bruit de roche brisée. Ecarlia écarquilla les yeux. Pam avait soulevé une masse de roche énorme, et l’avait jetée comme si ç’eût été un vulgaire galet ! Et elle ne semblait même pas avoir eu le moindre mal à le faire !
Mais la sacrieur n’eut pas le temps de s’extasier plus longtemps sur ce prodige. L’attaque du premier monstre avait causé la fureur des autres. Ils se précipitèrent sur les deux jeunes femmes dans un fracas assourdissant. Ecarlia esquiva un bras rocheux qui lui aurait probablement brisé un os, et l’air commença à vibrer autour d’elle. Elle donna un coup de poing vers la jambe de son agresseur, et aussitôt l’une des pierres qui la constituait vola. Il s’écroula par terre, impuissant, incapable de soutenir le poids de son corps sur une seule jambe. Un autre le remplaça et chargea la sacrieur. Elle fit un bond de côté pour éviter la masse en mouvement, et passa derrière la créature. Une détonation retenti alors que la tête du monstre fut projetée au loin elle aussi, comme frappée par le poing gigantesque d’un colosse d’air. La créature décapitée continuait à bouger, et à courir en zigzaguant, donnant des coups de-ci de-là. Ecarlia jeta un regard rapide autour d’elle. Pam était aux prises avec trois monstres en même temps. Elle avait l’air d’avoir été frappée au bras gauche, car il pendait mollement sur son côté. Elle continuait pourtant de combattre, et la sacrieur la vit donner un coup de pied circulaire dans le vide. Un jet d’eau sous pression jailli de terre à d’endroit où la pandawa se trouvait, et sembla suivre le mouvement de son pied en prenant la forme d’une vague. Le jet vint frapper de plein fouet l’une des créatures sur le flanc, qui se disloqua sous la puissance du choc. Malheureusement il en restait encore deux. Ecarlia se précipita à l’aide de son amie, mais un monstre de pierre l’intercepta d’un fantastique coup de poing dans le ventre, qui la souleva de terre. Ecarlia cru que tout son corps allait éclater tant la frappe fut violente. Alors même qu’elle était encore en l’air, elle senti qu’on lui attrapait la queue. Quelque chose la tira vers le sol avec tant de force qu’elle eut peur que sa queue se soit arrachée, et sa tête heurta la terre sur le côté, suivie de près par le reste de son corps. Elle senti un liquide chaud couler de sa bouche, et sa vue était complètement brouillée. Elle tenta de se relever, mais sa jambe gauche la fit pousser un cri de douleur lorsqu’elle s’appuya dessus, et elle retomba. Le sol trembla, et de nouveau un coup terrible lui fut asséné dans le dos, suivi d’un autre dans les côtes. Ecarlia ne se rendait plus compte de ce qui lui arrivait. Les coups se succédaient les uns après les autres. La douleur l’assaillait un peu plus à chaque seconde. Les créatures de pierre la martelaient sur tout le corps de coups violents, rageurs. Ses jambes et des bras ne lui répondaient plus, ses poumons se remplissaient de quelque chose, la faisant tousser du liquide à chaque fois qu’elle essayait de respirer. Ses sensations l’abandonnaient…
Et puis tout à coup, les attaques répétées cessèrent. Elle essaya d’ouvrir les yeux, mais une forte lumière l’éblouie, et elle les referma aussitôt. Son corps fut inondé de chaleur, et elle parvint à bouger un bras. La lumière se dissipa, et elle vit les monstres de pierre se diriger vers trois personnages à la lumière du feu. Pam était avec eux, et son bras gauche ne pendait plus. Elle ne connaissait pas les deux autres. L’un était de petite taille, et avait des ailes de chauve-souris. Un eniripsa…
Quant à l’autre, il était très musclé, avait une peau couleur chocolat. Sa tête était noyée dans des poils verts foncés, et il avait un long bâton avec une poupée accrochée au bout. Ecarlia essaya à nouveau de se relever. Cette fois, ses jambes lui obéirent, et elle réussi à se mettre debout. Les créatures de pierre tentaient de s’approcher du groupe, mais étaient à chaque fois repoussées par…des ronces. De très grosses ronces sortaient du sol comme par magie juste sous les créatures et les frappaient avec force, ou bien leur bloquaient les pieds. Pam les « arrosait » à distance, le petit personnage ailé maniait une étrange baguette, qui lançait de petits éclairs rouges à chaque fois qu’il la faisait virevolter. Les monstres restant hésitaient à s’approcher. Ils commençaient même à reculer, effrayés par cet assaut combiné. Ecarlia avança en direction du groupe. Même si ses jambes allaient mieux, elle boitait, marchait avec difficulté, et ses sens n’étaient pas encore opérationnels. Elle entendit crier son nom, et vit les trois personnes faire de grands gestes. Puis une douleur terrible la foudroya juste derrière la tête. Et ce fut le noir total.
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MessageSujet: Re: Chroniques d'Ecarlia, une sacrieur pas comme les autres   Ven 14 Nov - 12:54

Elle courait. Tout était sombre autour d’elle. Il y avait des arbres, une forêt. Où allait-elle ? Elle ne savait pas. Elle fuyait quelque chose. Quelque chose de dangereux. Elle trébucha. Il y avait quelque chose derrière elle, qui la suivait. Elle se retourna pour voir son poursuivant. Elle ne vit que la mort. Un squelette nu riait. Elle ferma les yeux. Le rire ne disparaissait pas. Elle rouvrit les yeux. Le squelette n’était plus nu, il avait un habit militaire et une épée. Soudain il s’arrêta de rire, et la regarda de ses orbites creux et noirs. Sa voix glaça le cerveau d’Ecarlia.
« Ne t’inquiète pas, ce sera rapide… »
Elle voulu se relever et courir, mais tous ses mouvements étaient lourds, lents. Le squelette abattis sa lame.

Du bruit. Il y avait du bruit dehors. Elle se leva, en faisant bien attention à ne pas écraser ses jouets par terre, et se dirigea vers la chambre de ses parents. Ses parents…ils étaient dans cette pièce, au bout du petit couloir. Elle poussa la porte.
Personne. Le lit était défait. Ses parents n’étaient pas là. Où étaient-ils ? Ecarlia voulait les voir. Elle voulait voir leur visage. Elle entendit de petits couinements venant d’un berceau, à côté du lit. Elle se dirigea vers lui, et se mit sur la pointe des pieds pour en voir le contenu.
Un chaton y était allongé, et il commençait à se réveiller. Elle tendit son bras le plus possible, et caressa la tête du bébé. Il se calma presque aussitôt, mais ne se rendormit pas pour autant.
Il fallait qu’elle trouve ses parents, pour leur dire qu’il était réveillé.
Il n’y avait plus de bruits dehors. Elle sorti de la chambre et descendit les marches. Ses parents étaient encore dehors. Elle voulait les voir, elle devait les voir. A quoi ressemblaient-ils ? Et puis surtout le bébé était réveillé.
Elle arriva devant la porte d’entrée. Sa petite main tourna la poignée, et elle tira pour ouvrir la lourde porte. Un frisson parcouru sa peau alors que l‘air frais s’engouffrait dans la maison. Elle prit sa queue dans ses mains, et mit son pouce dans sa bouche. Deux personnes lui tournaient le dos. Il y avait deux immenses formes allongées par terre un peu plus loin.
Elle remarqua alors l’homme complètement noir qui la fixait, et la pointait du doigt.
Elle s’en fichait. Ses parents étaient là, à quelques mètres…
Elle fit un pas en avant.
L’une des deux personnes bondit sur la silhouette noire. Un bruit sourd. Sa maman est projetée contre le mur, et retombe inerte.
Elle hurle.
« NOOOOOOOOON !!! »
Aucun son ne sort de sa bouche.
La deuxième personne se retourne. Ecarlia crie de terreur. Son père…
Il a un énorme trou dans la poitrine, qui verse des torrents de sang. Elle ne voit pas son visage.
« COURS ECARLIA ! COURS ! »
Non ! Elle voulait rester ! Pourquoi devait-elle s’enfuir ? Elle voulait rester avec eux…
Elle se dirigea vers la forêt sombre. Son corps obéissait à sa mémoire, pas à son esprit. Elle n’avait aucun contrôle sur les événements. Elle voulait rester…

Elle ouvrit les yeux. Elle était dans une très jolie cuisine. Face à elle, une petite personne, emmitouflée dans un manteau bleu nuit, qui lui tournait encore le dos. Elle tendit le bras vers la silhouette. La personne se retourna. C’était une xélorette souriante qui lui faisait face désormais. Ecarlia avança dans sa direction. Mais elle n’arrivait pas à s’en approcher. Elle commença à courir. Rien à faire, elle restait sur place. La petite femme la regardait, toujours en souriant.
« Attend-le » dit la xélorette, l’air sereine.
« Quoi ? »
« Attend sa venue, répéta-t-elle ».
A la seconde où la xélorette dit cela, une ombre plus noire que la nuit empli la pièce, et Ecarlia reconnu la silhouette sombre de la clairière. Tout explosa.


Elle se réveilla d’un bond. Son cœur battait la chamade, et elle respirait très vite, comme si elle avait retenu sa respiration pendant plus d’une minute. Elle était en sueur, et tremblait de tout son corps. Son estomac menaçait de la lâcher, et sa tête la faisait atrocement souffrir.
Et d’un seul coup, toutes les émotions qu’elle avait accumulées au long des derniers jours éclatèrent dans son ventre comme un ballon qu’on aurait trop écrasé pour qu’il prenne moins de place.
Elle se prit la tête entre les mains, et pleura.
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Ariane-Azur
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MessageSujet: Re: Chroniques d'Ecarlia, une sacrieur pas comme les autres   Dim 22 Fév - 22:10

Voilà une histoire que j'ai énormèment appréciée, elle mériterait de se faire publier chez un éditeur. Cela dit ça fait plusieurs mois que personne n'a posté, encore moins l'écrivaine ,qui, j'espère, reviendra avec la suite de l'histoire. Je souhaite donc une bonne continuation à cette histoire!
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MessageSujet: Re: Chroniques d'Ecarlia, une sacrieur pas comme les autres   Lun 23 Fév - 11:11

Ariane, quand on y regarde de plus prés, cette jeune RPiste n'a pas postulé pour devenir Eynire mais juste pour faire partagé ses RP ^^'
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MessageSujet: Re: Chroniques d'Ecarlia, une sacrieur pas comme les autres   Lun 23 Fév - 14:35

D'où tu expliques ce statut d'Apprentie Eynire ? tongue

Non non, elle a postulé, elle est chez nous, elle est juste en pause. Elle reviendra quand elle le voudra. J'ai jamais pris le temps (honte à moi je sais) de lire complètement son BG. Mais le début m'a franchement plu. Je ne suis plus à quelques jours d'attente près...
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MessageSujet: Re: Chroniques d'Ecarlia, une sacrieur pas comme les autres   Lun 23 Fév - 21:48

Darkpaysan-andarack a écrit:
Ariane, quand on y regarde de plus prés, cette jeune RPiste n'a pas postulé pour devenir Eynire mais juste pour faire partagé ses RP ^^'
Mmmmh.... Je vois pas le rapport avec mon message mais bon....
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MessageSujet: Re: Chroniques d'Ecarlia, une sacrieur pas comme les autres   Lun 23 Fév - 22:14

Ariane-Azur a écrit:
Darkpaysan-andarack a écrit:
Ariane, quand on y regarde de plus prés, cette jeune RPiste n'a pas postulé pour devenir Eynire mais juste pour faire partagé ses RP ^^'
Mmmmh.... Je vois pas le rapport avec mon message mais bon....

Je voulais dire par la qu'il y avait peut de chance que cette personne revienne ..

En faite j'ai regardé tout les messages posté par cette personne et je n'ai vue aucune postulation et j'ai déduis que ce n'était pas un Eynire mais Dame Flamb' nous as remis sur la bonne voie !
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MessageSujet: Re: Chroniques d'Ecarlia, une sacrieur pas comme les autres   Mar 24 Fév - 13:07

Mais vu qu'elle n'a pas finit son RP, c'est possible qu'elle revienne. Et puis elle a dit qu'il y aurait un temps de latence très long! (Même si je crois que c'est un faux espoir Sad )
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MessageSujet: Re: Chroniques d'Ecarlia, une sacrieur pas comme les autres   Sam 14 Mar - 18:06

Raaaah j'adore ce RP !

Encore, la suite ! ( s'il y a )
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MessageSujet: Que des tornades de lisier emportent ma maison !   Jeu 7 Mai - 10:29

Mais quelle idiote ! Idiote ! Idiote ! Idiote !
Tout d'abord, je tiens à vous dire que je suis sincèrement désolée de cette absence longue, très longue voire très très longue. Il se trouvait que j'avais énormément de mal à trouver le temps de faire toutes les épreuves nécessaires pour devenir Eynire, mais je crois que là ça devrait repartir de plus belle ! :p

Non, ce dont je tiens à m'excuser, c'est que dans ma volonté de faire une pausounette, comme l'a souligné notre Flamb' adorée, j'ai COMPLETEMENT oublié que j'avais comencé à poster cette histoire ici ! Embarassed

Cela a pour conséquence que vous attendez toujours le chapitre VIII (8 ^^) alors que j'en suis rendue au...15 !

Je suis obligée de vous faire toutes mes excuses encore une fois...et bien sûr de vous donner le lien qui va directement vers le reste de l'histoire ! Very Happy

http://forums.jeuxonline.info/showthread.php?t=876664

Voilà, encore une fois, veuillez accepter mes plus sincères excuses...et bien sûr détruisez-vous bien les yeux, ça me fait plaisir ! ^^
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MessageSujet: Re: Chroniques d'Ecarlia, une sacrieur pas comme les autres   Ven 8 Mai - 12:46

Very Happy Ecarlia ze retour. (J'avais déjà trouvé ton histoire, t'arrêtes pas une fan comme ça.) Bon bah sinon bon retour chez nous, j'ai failli te contacter IG, et viens participer au Clan, on a trop d'apprentis, passe Mercenaire! =)

_________________
À tous ceux qui oseront me prétendre faire encore des fautes d'orthographe malgré ce lien :
http://atilf.atilf.fr/tlf.htm
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MessageSujet: Re: Chroniques d'Ecarlia, une sacrieur pas comme les autres   

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